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Les aides 2026

Rentabilité panneau solaire : le calcul en autoconsommation après juin 2026

Rentabilité panneau solaire : en 2026, elle se calcule sur un seul levier principal : l’électricité que vous consommez vous-même. Depuis l’arrêté du 1er juin 2026, le surplus vendu ne rapporte plus que 1,1 c€/kWh HT pour les installations de 9 kWc ou moins, quand chaque kWh autoconsommé évite d’en acheter un à près de 20 c€. Une installation bien dimensionnée chez un foyer présent en journée se rembourse ; une installation trop grande, beaucoup moins.

Mis à jour le 19 octobre 2026 · Dossier Solaire

Maison avec panneaux solaires
Sommaire
  1. Ce qui a changé en 2026 pour le solaire en autoconsommation
  2. La méthode de calcul de la rentabilité
  3. Exemple chiffré : 3 kWc à Lyon
  4. Comment augmenter son taux d’autoconsommation
  5. Batterie solaire : le calcul de rentabilité
  6. Estimer votre propre taux d’autoconsommation
  7. Fiche de calcul à remplir
  8. Rendement et rentabilité : deux notions différentes
  9. Les coûts à ne pas oublier
  10. Les erreurs fréquentes dans les calculs de rentabilité
  11. Rentabilité et rénovation : l’ordre des priorités
  12. Cas particuliers
  13. Questions fréquentes

Ce qui a changé en 2026 pour le solaire en autoconsommation

L’arrêté du 1er juin 2026, publié au Journal officiel du 4 juin 2026, modifie l’arrêté tarifaire qui encadre l’achat de l’électricité des petites installations photovoltaïques. Pour les installations de 9 kWc ou moins :

PointAvant (arrêté du 26 mars 2025, selon l’avis de la CRE)Après l’arrêté du 1er juin 2026
Formule éligibleVente du surplusVente du surplus seulement
Tarif d’achat du surplus4 c€/kWh (40 €/MWh)1,1 c€/kWh HT, indexé de 2 % par an
Prime à l’investissement80 €/kWcArticle des primes abrogé ; la CRE indique la prime supprimée
Plafond annuel—Injection au-delà de puissance × 1 600 heures non payée
Durée du contrat20 ans20 ans

Dans son avis sur le projet d’arrêté, la CRE explique que le soutien est désormais réservé à l’autoconsommation. Elle évoque aussi un paiement du surplus seulement quand le prix de marché est positif ou nul ; cette condition ne figure pas dans le texte de l’arrêté publié que nous avons lu. Le texte ne précise pas non plus clairement à partir de quelle date de demande de raccordement il s’applique : faites indiquer par écrit dans le devis le tarif et l’éventuelle prime applicables à votre dossier.

Conséquence pratique : un kWh vendu rapporte 1,1 c€, un kWh autoconsommé évite environ 19,4 c€ d’achat. L’autoconsommation devient l’enjeu principal, la vente du surplus un simple complément.

La méthode de calcul de la rentabilité

Le calcul tient en quatre étapes. Chaque donnée peut se vérifier, et c’est ce qui permet de contrôler un devis.

  1. Estimer la production annuellePuissance installée (kWc) × production par kWc de votre lieu, d’après l’outil public PVGIS de la Commission européenne avec l’orientation, l’inclinaison et les ombres de votre toit.
  2. Fixer le taux d’autoconsommationLa part de cette production que vous consommerez au moment où elle est produite. C’est l’hypothèse la plus importante et la plus souvent gonflée dans les devis.
  3. Valoriser chaque partÉnergie autoconsommée × prix du kWh que vous auriez acheté ; surplus × tarif d’achat (1,1 c€/kWh HT).
  4. Comparer au coût totalPrix de l’installation, plus remplacement de l’onduleur, entretien, assurance et part annuelle du tarif d’acheminement si vous vendez le surplus.

En formule :

Gain annuelproduction × taux d’autoconsommation × prix du kWh évité + production × (1 − taux d’autoconsommation) × tarif du surplus
Temps de retour simplecoût total de l’installation ÷ gain annuel

Les valeurs de référence

  • Prix du kWh évité : 19,40 c€ TTC au tarif réglementé option Base 6 kVA, dans la grille du 1er février 2026 publiée par la CRE. Au 1er août 2026, les tarifs ont augmenté de 2,5 % TTC en moyenne ; la CRE ne publie que le barème hors taxes de cette nouvelle grille. Si vous êtes en heures pleines/heures creuses, prenez le prix des heures pleines, qui couvrent la journée solaire.
  • Production par kWc (PVGIS, plein sud, 30°, pertes système 14 %, relevé d’octobre 2026) : environ 1 060 kWh à Lille, 1 130 kWh à Paris, 1 280 kWh à Lyon, 1 610 kWh à Marseille.
  • Tarif du surplus : 1,1 c€/kWh HT, indexé de 2 % par an.
  • Prix de l’installation : 6 000 à 12 000 € pour 3 kWc, 10 000 à 20 000 € pour 6 kWc (fourchettes indicatives relevées en octobre 2026, pose comprise, TTC), détaillées dans notre page sur le prix des panneaux solaires.

Exemple chiffré : 3 kWc à Lyon

Les chiffres qui suivent reposent sur des hypothèses, pas sur une installation réelle. Ils servent à montrer le poids de chaque paramètre.

Hypothèses : installation de 3 kWc plein sud inclinée à 30°, à Lyon, sans ombre ; production PVGIS de 1 281 kWh par kWc, soit 3 843 kWh par an ; prix du kWh évité constant à 19,40 c€ TTC ; surplus payé 1,1 c€/kWh sans indexation ; coût de l’installation de 8 000 € TTC ; ni prime, ni batterie, ni hausse du prix de l’électricité ; remplacement de l’onduleur et entretien non comptés.

Taux d’autoconsommation (hypothèse)kWh autoconsommésÉconomie sur la factureVente du surplusGain annuelTemps de retour simple
30 %1 153 kWh224 €30 €≈ 253 €≈ 32 ans
50 %1 922 kWh373 €21 €≈ 394 €≈ 20 ans
70 %2 690 kWh522 €13 €≈ 535 €≈ 15 ans

Avec ces hypothèses, passer de 30 % à 70 % d’autoconsommation divise presque par deux le temps de retour. La vente du surplus, elle, pèse entre 13 et 30 € par an : elle ne change presque rien au résultat.

Deux paramètres non comptés jouent en sens contraire. Une hausse du prix de l’électricité raccourcit le temps de retour, puisque chaque kWh autoconsommé vaut plus. À l’inverse, le remplacement de l’onduleur (service-public.fr parle d’un changement environ tous les 10 ans) et l’entretien l’allongent.

Même installation, autres villes

Mêmes hypothèses, 3 kWc à 8 000 €, taux d’autoconsommation de 50 % :

VilleProduction annuelle (PVGIS)Gain annuelTemps de retour simple
Lille≈ 3 190 kWh≈ 327 €≈ 24 ans
Lyon≈ 3 840 kWh≈ 394 €≈ 20 ans
Marseille≈ 4 830 kWh≈ 495 €≈ 16 ans

L’ensoleillement compte, mais moins que le taux d’autoconsommation : un foyer lillois qui consomme 70 % de sa production (≈ 443 € par an) fait mieux qu’un foyer marseillais qui n’en consomme que 30 % (≈ 318 € par an).

Et avec 6 kWc ?

Hypothèses : 6 kWc à Lyon (≈ 7 690 kWh par an), coût de 14 000 € TTC, autres hypothèses inchangées. À 50 % d’autoconsommation, le gain annuel serait d’environ 788 € (≈ 18 ans de retour) ; à 30 %, d’environ 507 € (≈ 28 ans) ; à 70 %, d’environ 1 069 € (≈ 13 ans). Doubler la puissance ne double le gain que si le foyer consomme vraiment cette production supplémentaire en journée, par exemple avec un chauffe-eau piloté ou un véhicule électrique rechargé à domicile.

Comment augmenter son taux d’autoconsommation

Augmenter l’autoconsommation ne coûte souvent rien. Les leviers, du plus simple au plus coûteux :

  1. Décaler les usages : lave-linge, lave-vaisselle et sèche-linge en milieu de journée, avec leur départ différé.
  2. Piloter le chauffe-eau électrique pour qu’il chauffe à midi plutôt que la nuit. Un ballon est une forme de stockage peu chère. Un chauffe-eau thermodynamique programmable sur les heures de production fonctionne sur le même principe.
  3. Recharger un véhicule électrique en journée quand c’est possible.
  4. Installer un gestionnaire d’énergie qui déclenche des appareils quand la production dépasse la consommation.
  5. Ajouter une batterie, en dernier recours et après calcul (voir plus bas).

Le premier levier reste de ne pas surdimensionner. Plus la puissance est petite par rapport à votre consommation de journée, plus le taux d’autoconsommation est élevé. Avec un surplus si peu rémunéré, mieux vaut 3 kWc consommés que 9 kWc dont la moitié part sur le réseau. Pour les petits besoins, un kit à brancher sur une prise peut suffire : voir notre guide du panneau solaire plug and play.

Batterie solaire : le calcul de rentabilité

Une batterie stocke la production non consommée de la journée pour le soir. Elle ne crée pas d’électricité : elle transforme un kWh qui aurait été vendu 1,1 c€ en kWh qui évite un achat. Son prix relevé en octobre 2026 va de 500 à 1 000 € environ par kWh de capacité (fourchette indicative, TTC).

Exemple sous hypothèses : sur l’installation de 3 kWc à Lyon, une batterie de 5 kWh coûtant entre 2 500 et 5 000 € ferait passer le taux d’autoconsommation de 50 % à 70 %. Le gain annuel passerait de 394 € à 535 €, soit environ 141 € de plus par an. Il faudrait alors entre 18 et 35 ans pour rembourser la seule batterie, plus que sa durée de vie annoncée par les fabricants. Avec ces hypothèses, la batterie dégrade la rentabilité.

Une batterie peut se justifier dans des cas précis : forte consommation le soir avec beaucoup de surplus à midi, besoin d’alimentation de secours, ou prix de batteries en forte baisse. Demandez à l’installateur le calcul avec et sans batterie, sur vos propres courbes de consommation.

Estimer votre propre taux d’autoconsommation

Le taux d’autoconsommation ne se devine pas : il se déduit de votre consommation réelle aux heures de production. Trois sources d’information sont à votre portée.

  1. Votre consommation de fondRelevez la puissance consommée la nuit, quand tout est éteint : réfrigérateur, congélateur, ventilation, box, veilles. Cette « base » tourne aussi en journée et absorbe en priorité la production solaire.
  2. Votre courbe de chargeAvec un compteur Linky, vous pouvez activer dans votre espace client Enedis l’enregistrement de la consommation détaillée. Elle montre ce que vous consommez entre 10 h et 16 h, les heures où les panneaux produisent le plus.
  3. Vos usages déplaçablesListez ce qui peut tourner en journée : lavages, chauffe-eau, piscine, recharge de véhicule. Leur consommation s’ajoute à la base pour le calcul.

Comparez ensuite cette consommation de journée à la production horaire estimée par PVGIS pour votre toit (l’outil donne aussi des moyennes mensuelles et des profils journaliers). Si la production de midi dépasse largement votre consommation, réduisez la puissance ou prévoyez des usages pilotés.

Fiche de calcul à remplir

Reprenez chaque ligne avec vos chiffres ou ceux du devis. Si une ligne manque dans la simulation de l’installateur, demandez-la.

LigneOù trouver la donnéeVotre valeur
Puissance installée (kWc)Devis…
Production par kWc et par anPVGIS, avec votre adresse, orientation et pente…
Production annuelle (kWh)Puissance × production par kWc…
Taux d’autoconsommationCourbe de charge et usages déplaçables…
Prix du kWh acheté évitéFacture (prix du kWh ou des heures pleines, TTC)…
Tarif du surplus1,1 c€/kWh HT pour 9 kWc ou moins (arrêté du 1er juin 2026)…
Gain annuelFormule ci-dessus…
Coût de l’installation, TVA compriseDevis (vérifiez le taux de TVA)…
Coûts sur la duréeOnduleur, entretien, assurance, TURPE…
Temps de retour simpleCoût ÷ gain annuel…

Un devis sérieux permet de remplir toutes ces lignes. S’il ne donne qu’un « gain sur 25 ans » sans détail, refaites le calcul vous-même.

Rendement et rentabilité : deux notions différentes

Le rendement d’un panneau est la part de la lumière reçue transformée en électricité. Un panneau à meilleur rendement produit plus sur une même surface, mais pas plus par kWc : à puissance égale, deux panneaux de rendements différents produisent à peu près la même énergie, le plus efficace occupant simplement moins de place. Le rendement compte donc surtout quand la surface de toit est limitée. La rentabilité, elle, dépend de la production par kWc de votre lieu, du prix payé par kWc et de la part autoconsommée.

Les coûts à ne pas oublier

CoûtFréquenceCommentaire
Remplacement de l’onduleurEnviron tous les 10 ans selon service-public.frDe 600 à 3 000 € environ pour un onduleur central selon les sources relevées en octobre 2026
Nettoyage et contrôlePériodiqueService-public.fr conseille un nettoyage régulier
Assurance responsabilité civileAnnuelleObligatoire, à ajouter au contrat habitation
Tarif d’acheminement des producteurs (TURPE)AnnuelDû en cas de vente du surplus
FiscalitéAnnuelleRevenus de vente exonérés jusqu’à 3 kWc sous conditions, sinon déclarés en BIC

Côté gains, service-public.fr indique une durée de vie des panneaux d’environ 25 à 30 ans : au-delà du temps de retour, chaque année de production est un gain net, diminué des remplacements d’onduleur.

Les erreurs fréquentes dans les calculs de rentabilité

  • Un taux d’autoconsommation non justifié : un devis qui retient 70 % ou 80 % pour un foyer absent en journée surestime le gain.
  • Un ancien tarif d’achat : des simulations anciennes ou mal tenues à jour comptent encore un surplus à plusieurs centimes et une prime à l’investissement.
  • Une production optimiste : comparez avec PVGIS pour votre adresse ; un écart important doit être expliqué.
  • Une hausse du prix de l’électricité forte et constante sur 20 ou 30 ans : c’est une hypothèse, pas une certitude. Demandez aussi le calcul à prix constant.
  • L’oubli de l’onduleur et des autres coûts de fonctionnement.
  • Compter le chauffage d’hiver : la production de décembre est environ trois fois plus faible que celle de juillet selon PVGIS (exemple de Lyon) ; des panneaux couvrent peu un chauffage électrique.

Rentabilité et rénovation : l’ordre des priorités

Pour baisser durablement une facture d’énergie, les panneaux solaires viennent après la réduction des besoins. Une maison mal isolée consomme surtout l’hiver, précisément quand les panneaux produisent peu. Isoler les combles, régler le chauffage et traquer les consommations inutiles rapportent souvent plus vite : voir nos conseils pour réduire la facture de chauffage et notre dossier sur l’isolation. Les panneaux s’ajoutent ensuite pour couvrir la consommation électrique de journée. Pour une vue d’ensemble des technologies, des démarches et du choix de l’installateur, revenez à notre guide des panneaux solaires pour la maison.

Cas particuliers

Carport et abri solaire

Un carport photovoltaïque obéit au même calcul. Il ajoute le coût de la structure, mais peut éviter une pose sur un toit mal orienté, et se combine bien avec la recharge d’un véhicule. Il demande une autorisation d’urbanisme comme toute construction.

Photovoltaïque agricole ou installations de plus de 9 kWc

Au-delà de 9 kWc, l’arrêté tarifaire prévoit d’autres règles que celles décrites ici, et les projets agricoles relèvent d’études propres. Ce guide traite des maisons individuelles.

Sources : Légifrance, arrêté du 1er juin 2026 modifiant l’arrêté du 6 octobre 2021 (JORF du 4 juin 2026) ; CRE, avis n°2026-92 du 29 avril 2026, page sur les tarifs réglementés de vente d’électricité (grille du 1er février 2026) et communiqué du 16 juillet 2026 ; PVGIS, Centre commun de recherche de la Commission européenne (simulations d’octobre 2026) ; service-public.fr, « Obtenir de l’électricité avec des panneaux solaires ». Prix : relevés d’octobre 2026 sur des guides de prix d’installateurs, de fournisseurs et de comparateurs. Consultées le 19 octobre 2026.

Questions fréquentes

Les panneaux solaires sont-ils encore rentables en 2026 ?

Ils peuvent l’être, mais la rentabilité dépend désormais presque entièrement de la part de la production consommée sur place. Le surplus vendu ne rapporte que 1,1 c€/kWh HT pour les installations de 9 kWc ou moins depuis l’arrêté du 1er juin 2026, alors qu’un kWh autoconsommé évite l’achat d’un kWh à environ 19 à 20 c€ TTC. Une installation bien dimensionnée, chez un foyer qui consomme en journée, reste intéressante ; une installation surdimensionnée l’est beaucoup moins.

Comment calculer la rentabilité de panneaux solaires ?

Gain annuel = production × taux d’autoconsommation × prix du kWh acheté évité + surplus × tarif d’achat. Le temps de retour simple est le coût de l’installation divisé par ce gain annuel, en ajoutant au coût le remplacement de l’onduleur et l’entretien sur la période.

La prime à l’autoconsommation existe-t-elle encore ?

L’arrêté du 1er juin 2026 abroge l’article de l’arrêté tarifaire qui prévoyait les primes et ne mentionne plus que le tarif d’achat ; la CRE indique dans son avis que la prime à l’investissement est supprimée. Ne l’incluez pas dans votre calcul sans confirmation écrite pour votre propre demande de raccordement.

Une batterie rend-elle les panneaux solaires plus rentables ?

Rarement. Elle augmente le taux d’autoconsommation, mais coûte de 500 à 1 000 € environ par kWh de capacité selon les sources relevées en octobre 2026, et sa durée de vie est plus courte que celle des panneaux. Faites le calcul : le gain annuel supplémentaire doit rembourser la batterie avant sa fin de vie.

Quel taux d’autoconsommation viser ?

Il n’existe pas de chiffre universel : il dépend de la puissance installée et de vos horaires. Plus la puissance est petite par rapport à votre consommation de journée, plus le taux est élevé. Programmer lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau et recharge de véhicule en milieu de journée l’augmente sans aucun investissement.

Faut-il déclarer les revenus de la vente du surplus ?

Selon service-public.fr, ils sont exonérés d’impôt sur le revenu si la puissance ne dépasse pas 3 kWc, si l’installation est raccordée en deux points au plus et sans usage professionnel. Sinon, ils se déclarent en bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

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