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Les aides 2026

Économies d’énergie à la maison : conseils et actualités

Les économies d’énergie à la maison se jouent d’abord sur le chauffage, qui représente 62 % des dépenses d’énergie d’un ménage selon l’ADEME. Respecter 19 °C en moyenne, programmer les baisses de température, garder la chaleur à l’intérieur et entretenir l’installation donnent les gains les plus sûrs sans travaux. Cette rubrique rassemble nos conseils pratiques et nos articles d’actualité, datés et sourcés, du plus récent au plus ancien.

Mis à jour le 19 octobre 2026 · Dossier Conseils

Sommaire
  1. Les gestes qui comptent le plus
  2. L’eau chaude, deuxième poste à surveiller
  3. Température de l’air et confort ressenti
  4. Vos priorités selon votre logement
  5. Les fausses astuces à oublier
  6. Les aides pour aller plus loin
  7. Nos dossiers pratiques
  8. Les derniers articles
  9. Notre méthode pour cette rubrique
  10. Questions fréquentes

Les gestes qui comptent le plus

Toutes les astuces ne se valent pas. Le guide de l’ADEME « Un hiver tout confort » (édition d’octobre 2020) donne des ordres de grandeur qui permettent de les classer. Ils ne s’additionnent pas mécaniquement et dépendent du logement, mais ils montrent où porter l’effort.

GesteOrdre de grandeur (ADEME, 2020)Coût
Baisser la température de 1 °CEnviron 7 % d’économie sur le chauffageGratuit
Thermostat d’ambiance programmableJusqu’à 15 % d’économie d’énergieAchat et pose
Robinets thermostatiques sur les radiateurs à eau5 à 10 %Achat et pose
Volets fermés la nuitJusqu’à 60 % de déperdition en moins par les fenêtresGratuit
Calorifuger les tuyaux en local non chaufféJusqu’à 10 %Manchons isolants
Ramoner le conduit d’un appareil au bois1 mm de suie = 10 % de bois consommé en plusPrix d’un ramonage

La règle de base reste la température : le code de l’énergie (article R241-26) limite à 19 °C la moyenne des pièces d’un logement, hors inoccupation. Le détail de ces gestes, avec les pièges à éviter et un tableau effort-effet, se trouve dans notre article pour réduire sa facture de chauffage sans gros travaux.

Bien entretenir, c’est déjà économiser

Un chauffage mal entretenu consomme plus. L’entretien d’une chaudière de 4 à 400 kW est obligatoire chaque année civile, celui d’une pompe à chaleur de 4 à 70 kW tous les 2 ans, et le ramonage des conduits au moins une fois tous les 12 mois : qui paie, ce que contient la visite, combien ça coûte, tout est dans notre guide de l’entretien de la chaudière et du ramonage. Côté radiateurs, un appareil chaud en bas et froid en haut contient de l’air : la méthode pour purger un radiateur pas à pas prend dix minutes et se termine par la remise en pression de la chaudière.

Aérer sans gaspiller

L’aération fait partie des économies d’énergie, pas l’inverse. Un air trop humide abîme le logement, favorise les moisissures et nuit au confort. L’ADEME conseille d’aérer 10 minutes par jour, même en hiver, radiateurs baissés, et de viser un taux d’humidité de 40 à 60 % : notre article sur le taux d’humidité idéal dans la maison explique comment le mesurer et le corriger.

L’eau chaude, deuxième poste à surveiller

Après le chauffage, l’eau chaude sanitaire est le poste où les gestes simples rapportent. Le guide de l’ADEME (2020) donne quelques repères :

  • Régler le chauffe-eau entre 55 et 60 °C : assez pour limiter le développement des bactéries et l’accumulation de calcaire, sans chauffer l’eau inutilement.
  • Fermer les mitigeurs en position froide : ouvrir un robinet laissé au milieu sollicite la chaudière pour rien.
  • Installer des réducteurs de débit sur les robinets et la douche : 240 kWh économisés par an selon une étude de l’ADEME sur l’eau chaude sanitaire (2021) citée dans le guide, sans compter l’eau.
  • Entourer le ballon d’une jaquette isolante : 124 kWh par an selon la même étude, et 180 kWh pour un thermostat électronique de réglage de la consigne.
  • Couper le chauffe-eau pendant une absence prolongée : le remettre en température consomme moins que de maintenir l’eau chaude plusieurs jours.

Un ballon électrique ancien peut aussi être remplacé : le guide de l’ADEME cite le remplacement d’un chauffe-eau de plus de 20 ans par un modèle thermodynamique ou solaire, et celui d’une chaudière gaz de plus de 15 ans par une chaudière à haut rendement, parmi les options pour moderniser sans tout changer. Notre guide du chauffe-eau thermodynamique détaille le fonctionnement et les conditions de pose.

Température de l’air et confort ressenti

Se sentir bien chez soi ne dépend pas que du chiffre du thermostat. L’ADEME rappelle qu’un fort taux d’humidité, des courants d’air ou des murs froids créent de l’inconfort : avec un thermostat réglé à 20 °C, le ressenti peut n’être que de 17 °C dans un logement mal isolé. C’est la raison pour laquelle on monte le chauffage sans être mieux, et pour laquelle les gestes de cette rubrique visent autant le confort que la facture : supprimer les courants d’air, garder un air ni trop sec ni trop humide, éviter les parois froides derrière les meubles. Quand le ressenti reste mauvais malgré tout, c’est l’isolation qu’il faut regarder.

Vos priorités selon votre logement

Les bons gestes ne sont pas les mêmes partout. Le tableau ci-dessous donne un ordre de priorité raisonnable selon les situations les plus courantes, du plus simple au plus engageant.

Votre situationD’abordEnsuite
Maison ancienne peu ou pas isoléeTempérature, volets, courants d’air ; DPE ou audit pour cibler les pertesIsolation des combles, puis des murs et des fenêtres, puis chauffage
Maison avec chaudière gaz ou fioulEntretien annuel, purge, programmation, robinets thermostatiquesÉtudier une pompe à chaleur air-eau une fois l’isolation faite
Logement chauffé à l’électricité (convecteurs)Programmation pièce par pièce, pas de radiateur d’appointIsolation, puis radiateurs plus performants ou pompe à chaleur
Appartement en chauffage collectifRobinets thermostatiques s’ils existent, volets, aération maîtriséeTravaux votés en copropriété
Logement humideAération quotidienne, ventilation en état, chauffage régulierTraiter la cause : VMC, infiltrations, murs froids
Maison avec poêle ou insertBois sec (plus de 2 ans), ramonage, entretien de l’appareilRemplacer un foyer ouvert (rendement inférieur à 10 % selon l’ADEME, contre 60 à 85 % pour un insert)

Dans une maison non isolée, le guide de l’ADEME (2020) répartit les pertes de chaleur ainsi : 25 à 30 % par le toit, 20 à 25 % par les murs, 20 à 25 % par les fuites et le renouvellement d’air, 10 à 15 % par les fenêtres. C’est pour cela que l’isolation vient avant le changement de chauffage, et que notre guide sur l’ordre des travaux commence par l’enveloppe. Pour situer votre logement, le calcul de classe DPE donne une première estimation à partir de vos consommations.

Les fausses astuces à oublier

Des « astuces » circulent chaque hiver. Certaines n’ont aucun effet mesurable, d’autres sont contre-productives ou dangereuses.

  • Le chauffage d’appoint électrique pour « éviter d’allumer le chauffage central » : l’ADEME le déconseille, il risque d’augmenter la facture. Les appareils d’appoint au pétrole ou au gaz sont en plus dangereux (monoxyde de carbone, incendie).
  • Le chauffage à bougies sous des pots en terre cuite : la chaleur produite est minime à l’échelle d’une pièce, et la flamme reste un risque d’incendie.
  • Boucher les aérations : l’humidité monte, l’air se charge en polluants, les moisissures apparaissent. Les entrées d’air et les bouches de ventilation doivent rester libres.
  • Laisser une fenêtre entrouverte toute la journée « pour aérer » : la pièce se refroidit en continu pendant que le chauffage tourne. L’ADEME conseille plutôt d’ouvrir 10 minutes par jour, radiateurs éteints.
  • Couper tout le chauffage pour une journée d’absence : la maison refroidit en profondeur et la relance est longue. Baisser de quelques degrés, ou passer en hors gel pour plusieurs jours, comme le conseille l’ADEME.
  • Monter le thermostat pour chauffer plus vite : le chauffage ne va pas plus vite, il dépasse la température utile.

Les aides pour aller plus loin

Quand les gestes ne suffisent plus, les travaux prennent le relais, avec des aides publiques qui ont beaucoup changé en 2026.

  • Certificats d’économies d’énergie (CEE) : les vendeurs d’énergie sont obligés de financer des économies d’énergie, sous forme de primes, de prêts bonifiés ou de diagnostics. L’offre de prime doit être acceptée avant la signature du devis, ou au plus tard 14 jours après. Voir notre guide des primes CEE.
  • MaPrimeRénov’ : depuis le 1er septembre 2026, le parcours par geste ne finance plus que les pompes à chaleur air-eau ou géothermiques, le raccordement à un réseau de chaleur, l’audit énergétique hors obligation et la dépose de cuve à fioul ; l’isolation reste finançable dans une rénovation d’ampleur pour les logements classés E, F ou G. Le point complet est dans le dossier MaPrimeRénov’, et notre outil des plafonds de revenus vous donne votre catégorie.
  • Éco-prêt à taux zéro : sans condition de ressources, pour financer le reste à charge ; détails dans le guide de l’éco-PTZ.

Nos dossiers pratiques

Les articles de cette rubrique renvoient vers nos dossiers de fond, organisés par grand poste de travaux. Ils sont accessibles depuis l’accueil du site et la page tous les guides.

Les derniers articles

Notre méthode pour cette rubrique

Chaque article est daté. Les règles et montants officiels (températures, obligations d’entretien, aides) sont tirés des textes et des sites publics, avec leur date de consultation en bas de page. Les prix sont des fourchettes indicatives relevées sur plusieurs sources et datées ; quand les sources ne concordent pas, nous décrivons ce qui fait varier le prix plutôt que d’avancer un chiffre. Les économies annoncées sont celles de l’ADEME, avec la date du document. La façon dont nous travaillons est détaillée sur la page rédaction et méthode.

Sources : ADEME, guide « Un hiver tout confort » (édition octobre 2020) ; Légifrance, code de l’énergie, article R241-26 ; ministère de la Transition écologique, entretien des systèmes de chauffage ; Anah, « Les aides financières en 2026 » (édition septembre 2026). Consultées le 19 octobre 2026.

Questions fréquentes

Quels sont les gestes d’économies d’énergie les plus efficaces ?

Pour le chauffage, qui pèse 62 % des dépenses d’énergie d’un ménage selon l’ADEME (guide « Un hiver tout confort », 2020) : ne pas dépasser 19 °C en moyenne (limite légale), baisser la consigne la nuit et pendant les absences, fermer volets et rideaux le soir, aérer 10 minutes par jour sans laisser les fenêtres entrouvertes, faire entretenir la chaudière et purger les radiateurs.

Qu’est-ce qu’un certificat d’économies d’énergie (CEE) ?

C’est le dispositif qui oblige les vendeurs d’énergie (électricité, gaz, fioul, carburants…) à financer des économies d’énergie chez leurs clients, sous forme de primes, de prêts bonifiés ou de diagnostics, sous peine de pénalités. Pour un particulier, cela se traduit par une « prime CEE » sur des travaux d’isolation ou de chauffage, à accepter avant de signer le devis ou au plus tard 14 jours après.

Par quoi commencer pour faire des économies d’énergie dans une maison ancienne ?

Par les gestes gratuits (température, programmation, volets, courants d’air), puis par un état des lieux : DPE ou audit énergétique, pour savoir où part la chaleur. Dans une maison non isolée, le toit est le premier poste de pertes (25 à 30 % selon l’ADEME, 2020) : l’isolation des combles est souvent le premier chantier à étudier, avant de changer de chauffage.

Les économies d’énergie sans travaux suffisent-elles ?

Elles réduisent la facture, parfois nettement dans un logement surchauffé, mais elles ont une limite : un logement mal isolé reste énergivore. Pour changer d’ordre de grandeur, il faut isoler et moderniser le chauffage, si possible dans le bon ordre et avec les aides auxquelles vous avez droit.

Les articles de cette rubrique sont-ils mis à jour ?

Chaque article porte sa date de publication et de mise à jour. Les chiffres réglementaires y sont datés et sourcés ; lorsqu’une règle change, l’article est corrigé et sa date de mise à jour modifiée.

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