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Les aides 2026

Entretien chaudière : obligations, prix, attestation et ramonage

L’entretien chaudière est obligatoire une fois par année civile pour toute chaudière au gaz, au fioul, au bois ou multicombustible de 4 à 400 kW, et tous les 2 ans pour une pompe à chaleur de 4 à 70 kW. La visite est faite par un professionnel qualifié, qui remet une attestation sous 15 jours. Pour une chaudière individuelle, c’est l’occupant qui la commande et la paie, locataire compris sauf clause contraire du bail. Le ramonage du conduit de fumée est une obligation distincte, au moins une fois tous les 12 mois.

Mis à jour le 19 octobre 2026 · Dossier Conseils

Sommaire
  1. Ce que dit la loi, appareil par appareil
  2. Ce que contient la visite d’entretien
  3. Locataire ou propriétaire : qui paie l’entretien ?
  4. Prix de l’entretien d’une chaudière et d’une pompe à chaleur
  5. Le ramonage : obligation, fréquence et prix
  6. Un entretien qui sert aussi la facture
  7. Questions fréquentes

Ce que dit la loi, appareil par appareil

AppareilObligationPremier entretien
Chaudière gaz, fioul, bois, charbon ou multicombustible de 4 à 400 kWEntretien chaque année civileAu plus tard l’année civile qui suit la pose
Pompe à chaleur ou système thermodynamique de 4 à 70 kWEntretien tous les 2 ansDans les 2 ans qui suivent la pose
Poêle à bois ou à granulés, insert, foyer ferméEntretien au moins tous les 12 mois (code de la santé publique)Dans les 12 mois après l’installation
Conduit de fumée raccordé à un appareil à combustionRamonage au moins tous les 12 mois, plus si un arrêté local l’exigeSelon les mêmes règles

Les chaudières relèvent du code de l’environnement (décret n° 2009-649, arrêté du 15 septembre 2009), les pompes à chaleur du décret n° 2020-912, et les autres appareils à combustion ainsi que le ramonage des articles R1331-66 et suivants du code de la santé publique, en vigueur depuis le 1er octobre 2023. Sont exclus de la règle des pompes à chaleur les systèmes qui ne servent qu’à l’eau chaude d’un seul logement et ceux couverts par un contrat de performance énergétique.

« Année civile » veut dire du 1er janvier au 31 décembre : une visite en janvier puis la suivante en décembre de l’année d’après respecte la règle. Dans la pratique, la plupart des ménages la programment à l’automne, avant les grands froids, quand les techniciens ont aussi le plus de demandes.

Ce que contient la visite d’entretien

D’après la fiche de service-public.fr consacrée à l’entretien annuel de la chaudière, le professionnel doit :

  • vérifier la chaudière et les installations de distribution et de régulation de la chaleur, la nettoyer et la régler si nécessaire ;
  • évaluer son rendement et son dimensionnement par rapport aux besoins (ce second point n’est pas refait si rien n’a changé depuis la dernière visite) ;
  • mesurer les émissions de monoxyde de carbone (CO) ;
  • contrôler le thermostat s’il y en a un et l’isolation des réseaux de chaleur ;
  • donner des conseils sur l’usage de l’appareil, les améliorations possibles et l’intérêt éventuel d’un remplacement.
Taux de CO mesuréInterprétation officielle
Moins de 10 ppmSituation normale
De 10 à 50 ppmSituation anormale : vérifications du tirage du conduit et de la ventilation
50 ppm ou plusDanger grave et immédiat : la chaudière doit être arrêtée jusqu’à sa remise en état

Profitez de la visite pour faire vérifier la pression du circuit et, si un radiateur chauffe mal, demander une purge ; vous pouvez aussi la faire vous-même avec notre méthode pour purger ses radiateurs.

L’attestation d’entretien

Le chauffagiste remet l’attestation dans les 15 jours qui suivent la visite, sur papier ou par courriel. Les conseils y figurent ou y sont joints ; ils sont indicatifs, sauf en cas de taux de CO anormalement élevé. Le minimum légal de conservation est de 2 ans ; service-public.fr recommande de la garder au moins 5 ans, voire toute la vie de la chaudière, car c’est la pièce que demandera l’assureur après un sinistre.

Locataire ou propriétaire : qui paie l’entretien ?

SituationQui commande et paie
Propriétaire occupantLe propriétaire
Locataire, chaudière individuelleLe locataire, avec le chauffagiste qualifié de son choix, sauf si le bail confie l’entretien au bailleur
Chaudière collective d’immeubleLe propriétaire de l’immeuble ou le syndicat des copropriétaires (le coût peut ensuite figurer dans les charges)
Ramonage d’un appareil individuelL’occupant, sauf stipulation contraire du bail

L’entretien annuel et le ramonage figurent parmi les réparations locatives à la charge du locataire. Si celui-ci ne présente pas d’attestation, le bailleur peut retenir le coût de l’entretien sur le dépôt de garantie. Il n’y a pas d’amende prévue, mais un défaut d’entretien peut faire refuser l’indemnisation d’un sinistre par l’assurance.

Prix de l’entretien d’une chaudière et d’une pompe à chaleur

Les tarifs sont libres. Les fourchettes ci-dessous sont indicatives, relevées en octobre 2026 sur plusieurs guides de prix de professionnels du chauffage et de l’énergie, TTC, déplacement compris en général.

PrestationFourchette indicativeCe qui fait varier le prix
Entretien ponctuel d’une chaudière gaz80 à 190 € environType (basse température, condensation, murale ou au sol), accès, région
Contrat d’entretien annuel sans dépannageEnviron 120 à 190 € par anType de chaudière, options
Contrat avec dépannage, voire piècesNettement plus cher, jusqu’à 300 € par an et plusDélai d’intervention garanti, pièces incluses
Entretien d’une pompe à chaleur (tous les 2 ans)100 à 300 € environAir-eau ou air-air, monobloc ou bi-bloc, nombre d’unités

Pour une chaudière au fioul ou au bois, les guides consultés annoncent des prix un peu plus élevés que pour le gaz (nettoyage plus long, ramonage souvent lié), sans fourchette concordante : demandez deux ou trois devis. La TVA est de 10 % sur l’entretien d’un logement achevé depuis plus de 2 ans.

Contrat d’entretien ou visite à l’unité ?

  • Visite à l’unité : vous rappelez chaque année le chauffagiste de votre choix. Intéressant pour une chaudière récente, rarement en panne.
  • Contrat simple : le prestataire vous relance et planifie la visite ; pratique pour ne pas oublier l’échéance.
  • Contrat avec dépannage : délai d’intervention et main-d’œuvre de dépannage inclus, parfois les pièces. Utile pour une chaudière âgée ou si vous ne supportez pas plusieurs jours sans chauffage en hiver. Lisez la liste des pièces exclues, la durée d’engagement et les conditions de résiliation.

Le ramonage : obligation, fréquence et prix

Le ramonage est le nettoyage mécanique de l’intérieur du conduit de fumée pour en retirer suies et dépôts. Il concerne les conduits des chaudières au fioul, au bois et au gaz, des poêles à bois ou à granulés, des inserts et des cheminées. Depuis le 1er octobre 2023, le code de la santé publique fixe les règles au niveau national :

  • Fréquence : au moins une fois tous les 12 mois pour un conduit utilisé. Un arrêté du préfet ou du maire peut imposer des ramonages plus fréquents, dont un pendant la période de chauffe : c’est le cas dans certains départements, en particulier pour le bois. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de la préfecture.
  • Qui : un professionnel qualifié. Le feu et les produits explosifs sont interdits ; une bûche « de ramonage » peut compléter, jamais remplacer, le passage du ramoneur.
  • Attestation : remise dans les 15 jours ouvrés, elle précise les conduits ramonés et atteste qu’ils sont vides sur toute leur longueur ; elle se garde au moins 2 ans.
  • Inutilisation : un conduit inutilisé pendant au moins 12 mois n’a pas à être ramoné pendant cette période, mais doit l’être avant la remise en service.
  • Après un feu de cheminée : interdiction d’utiliser le conduit et les appareils raccordés jusqu’à leur examen et leur remise en état par un professionnel.

Le ramonage n’est pas qu’une formalité d’assurance : selon le guide de l’ADEME « Un hiver tout confort » (octobre 2020), 1 mm de suie dans le conduit, c’est 10 % de bois consommé en plus. Brûler du bois sec, séché plus de 2 ans, limite l’encrassement.

Prix du ramonage

Fourchettes indicatives relevées en octobre 2026 sur deux guides de prix qui concordent, TTC, par conduit :

InstallationFourchette indicative
Cheminée à foyer ouvert40 à 90 €
Insert, foyer fermé, poêle à bois50 à 130 €
Poêle à granulés80 à 150 € environ
Conduit de chaudière gaz40 à 85 €
Conduit de chaudière fioul50 à 95 €
Débistrage (dépôts de goudron épais)De 150 à plus de 600 €, selon la longueur et l’encrassement

Pour un poêle à granulés, le ramonage du conduit et l’entretien de l’appareil (nettoyage du foyer, de l’échangeur et du ventilateur, contrôle des joints) sont deux prestations : beaucoup de professionnels les proposent en forfait, demandez ce qui est inclus.

Un entretien qui sert aussi la facture

Une chaudière mal réglée consomme davantage et vieillit plus vite : le guide de l’ADEME de 2020 parle de « surconsommations » et de risques pour la sécurité. L’entretien s’inscrit dans les gestes simples présentés dans notre guide pour réduire sa facture de chauffage, avec la ventilation et le bon taux d’humidité de la maison. Si le technicien conseille un remplacement, comparez les solutions dans notre dossier sur la chaudière et son remplacement et sur la pompe à chaleur air-eau : depuis le 1er septembre 2026, MaPrimeRénov’ par geste ne finance plus, en chauffage, que les pompes à chaleur air-eau ou géothermiques et le raccordement à un réseau de chaleur ; vérifiez votre catégorie avec notre outil des plafonds de revenus. Retrouvez les autres articles dans la rubrique Conseils et actualités.

Sources : ministère de la Transition écologique, « Entretien et inspection des systèmes de chauffage et de climatisation » (ecologie.gouv.fr) ; service-public.fr, « Entretien annuel de la chaudière : quelles règles pour le locataire ? » (vérifié le 19 mai 2025), « Entretien courant et réparations locatives » (vérifié le 21 mai 2025) et « Durée de conservation des papiers » (vérifié le 13 octobre 2026) ; Légifrance, code de la santé publique, articles R1331-66 à R1331-78 ; ADEME, « Un hiver tout confort » (octobre 2020). Consultées le 19 octobre 2026.

Questions fréquentes

L’entretien de la chaudière est-il obligatoire chaque année ?

Oui pour les chaudières au gaz, au fioul, au bois ou multicombustibles d’une puissance de 4 à 400 kW : une visite par année civile, par un professionnel qualifié. La première a lieu au plus tard l’année civile qui suit l’installation. Les pompes à chaleur de 4 à 70 kW relèvent d’une autre règle : un entretien tous les 2 ans.

Qui paie l’entretien de la chaudière dans un logement loué ?

Le locataire, pour une chaudière individuelle, sauf si le bail prévoit que le bailleur s’en charge. Pour une chaudière collective, c’est le propriétaire de l’immeuble ou le syndicat des copropriétaires qui fait intervenir le chauffagiste. Si le locataire ne présente pas l’attestation, le bailleur peut retenir le coût de l’entretien sur le dépôt de garantie.

Que risque-t-on sans entretien de chaudière ?

Aucune amende n’est prévue. En revanche, en cas de sinistre lié à une chaudière mal entretenue, l’assureur peut refuser d’indemniser. Et une chaudière déréglée consomme davantage et peut produire du monoxyde de carbone, gaz inodore et mortel.

Combien coûte l’entretien d’une chaudière gaz ?

Comptez de 80 à 190 € environ pour une visite ponctuelle sur une chaudière gaz (fourchette indicative relevée en octobre 2026, TTC), les modèles à condensation se situant plutôt dans le haut. Un contrat d’entretien annuel sans dépannage coûte du même ordre ; avec dépannage et pièces, le prix monte. TVA à 10 % si le logement a plus de 2 ans.

Combien de ramonages par an pour une cheminée ou un poêle ?

Le code de la santé publique impose au moins un ramonage tous les 12 mois pour un conduit utilisé, depuis le 1er octobre 2023. Un arrêté préfectoral ou municipal peut en imposer davantage, souvent deux par an dont un pendant la période de chauffe pour le bois : renseignez-vous en mairie ou en préfecture.

Combien de temps garder l’attestation d’entretien ?

Au moins 2 ans, c’est le minimum légal. Service-public.fr conseille de la conserver au moins 5 ans, voire toute la durée de vie de la chaudière, pour pouvoir la présenter à l’assureur en cas de sinistre.

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